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Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues

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Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues Vide
MessageSujet: Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues EmptyDim 24 Juil - 19:42


Marguerite Léa Berlioz

Quand j'ai vu Marguerite, ça m'a fait comme un bras d'honneur, l'insoumission qui dit " je n'ai ni Dieu ni Maître ni qui que ce soit "
‹‹ Protego

âge, date et lieu de naissance ≈ Vingt cinq automnes qui l'ont vu naître, une douce nuit de d'octobre, alors qu'elle poussait son premier cri dans la un refuge miteux écossais, elle ne fut un cadeau pour personne. Son souffle qui suit celui de son jumeau, son cri qui vient se joindre au sien presque en écho. Harmonie désaccordée qui fait vibrer le cœur brisé de leur mère,  qui panse ses plaies, qui la fait quelque peu renaître.   nationalité et origines ≈ L'élégance à la française qui se lie au charme anglais. L'amour du thé qui s'oppose au pétillant champagne. sang de sorcier ≈ Un sang qui se mêle, un vermeille qui se teinte de plusieurs nuances, la vélane qui se donne au sorcier pour donner la vie à cet enfant du désir et du plaisir. profession ≈  Elle a toujours voulus être professeur l'orpheline, elle aimait ce métier la blonde, mais au lieu de ça elle a sombré dans la perversité, elle a offert son corps, ses charmes pour sauver sa vie, elle n'a pas eu la vie dorée tant désirée. Aujourd'hui elle fuit, elle court pour sauver son être, elle poursuit sa cavale pour garder son âme. statut civil ≈  Elle rêve qu'on l'aime la vélane, qu'on l'aime plus que pour sa beauté, plus que pour ses charmes, qu'on l'aime pour ce qu'elle est. Mais qui voudrait de cette ancienne prostituée, qui voudrait de cette princesse déchue, qui erre pour sauver sa peau ? Personne. Elle n'est que solitude, un cœur qui se durcit, qui devient pierre.  maison à hogwarts ≈ L'éclat azur qui se mêle à l'argent, les aigles qui l'attirent et qui l'agrippent dans leur antre. Les érudits qui lui offrent une nouvelle famille, celle qu'elle a toujours voulus mais qu'elle n'a jamais eu.  parcours scolaire ≈ Qu'elle était studieuse, qu'elle était sage et pleine de joie de vivre la Serdaigle. Bien trop terre à terre pour se fondre dans l'équipe de Quidditch, mais assez sérieuse pour porter fièrement le blason des préfets. baguette magique ≈ Il fut un temps où elle avait sa propre baguette, une baguette qui l'avait choisit pour ce qu'elle était, mais cette part d'elle n'existe plus, ce morceau de sa vie elle l'a vu se briser sous ses yeux terrifiés. Plus jamais elle ne verra ces vingt deux centimètres de noyer renfermant un cheveu de vélane. Aujourd'hui elle fuit avec ce morceau de mélèze volé, si peu obéissant, masquant un dard d'acromentula.sortilège du patronus  ≈ Qu'il est beau, qu'il est gracieux le flamant rose qui s'extirpe de sa baguette lorsque son esprit s'accroche vers ses si précieux souvenirs heureux. épouvantard ≈ Son  visage froid, son rictus terrifiant, son regard lubrique, cet homme qui l'a enlevé, cet homme qui l'a emprisonné. Elle ne le voit plus que dans ses pires cauchemars. effluves d'amortentia ≈ Symphonie d'odeurs qui se mêlent, qui l'attirent, qui la font vibrer. Le papier des livres qui vieillis, l'effluve de violette qui l'enchante et cette note si masculine qui l'emporte. localisation ≈ Elle court, elle fuit, elle s'échappe dans l'Angleterre qui se décime. Elle ne rêve que d'une chose, rejoindre le monde lumineux de cette France qui fait battre son coeur. don magique ≈ Son don enflamme les âmes, décime les cœurs, brûle les dermes. La semi vélane n'est qu'un objet de convoitise, une poupée qui hante les rêves, un univers de beauté qui obsède les hommes. signe physique distinctif ≈ Ce regard azur qui sonde, cette chevelure blonde semblable à de l'or fondu qui rappelle ses ancêtres, ce sourire doux qui apaise même les cœurs les plus durs. casier judiciaire ≈ Trop pure, trop douce, trop délicate pour enfreindre une quelconque loi. Pourtant elle est celle que l'on pointe du doigts, la princesse que l'on voudrait enfermer. Cette créature au sang souillé qui a donné son corps contre son gré ;
‹‹ Blake Lively

— lord voldemort a réussi à s'emparer du pouvoir, il a réussi à mettre sous l'impero le ministre de la magie et à faire de l'ordre du phoenix, des ennemis publics. Que pensez-vous de son ascension, de sa prise de pouvoir et du changement qui s'amorce dans la communauté magique ? Son cœur saigne, son esprit hurle, sa conscience s'insurge. Le monstre est au pouvoir, le monstre est dans la lumière, le monstre brille de mille feu. Les siens sont plongés dans les ténèbres, les siens sont traqués comme des bêtes sauvages que l'on voudrait pouvoir tuer. Il n'y a plus rien que souffrance et terreur qui s'emparent de leurs âmes. Elle le hait la vélane, elle l’exècre la douce vélane, il l'oblige à partir, à s'enfuir, toujours plus loin, toujours si loin de ses rêves tachés de sang.
  — Harry Potter est le symbole de l'espoir, le dernier rempart face aux mangemorts, mais il se cache et reste introuvable. Que pensez-vous de lui et de tous ceux qui le défendent et meurent pour lui ? Dernier grain d'espoir qui pèse encore dans la balance, dernier filament d'un bonheur que l'on voudrait croire vrai. Mais elle y croit la blonde, elle espère de toute ses forces qu'il soit le prince venu dans ce bas monde, dans cet enfer humain, pour les délivrer de les maux causer par ce serpent. C'est pour ça qu'elle ferait son sang si banal, presque sale, entaché, pour lui, qu'elle lui offrirait le dernier battement de son cœur et le dernier souffle de sa vie.
  — plongé dans le chaos, le monde change et le sang prend une importance majeure ! que pensez-vous de la valeur du sang ? quel est votre ressenti vis à vis des nés-moldus ou encore des cracmols ? Que pourrait elle en dire ? Du mal. Certainement pas. Elle est cette utopiste, cette folle, qui croit que l'égalité existe, qu'elle est possible. Elle est cette anomalie au sang teinté de plusieurs nuances différentes. Le sang humain qui affronte le sang de créature, le sang de sorcier qui se mêle, le pur qui se donne au né moldus. Tant de camps, tant de gens qu'elle voudrait pouvoir protéger, qu'elle voudrait réussir à réconcilier. Le sang se colore du même carmin pour tous,
— Courageuse ; Naïve ; Douce ; Perfectionniste ; Généreuse ; Indépendante ; Travailleuse, Frondeuse ; Aimante ; Timide ; Souriante ; Troublante ; Rêveuse ; Séduisante
I • Le bruit des pages qui se tournent, la sensation du papier sous ses doigts, l'odeur des ouvrages vieillit qui la séduit. Elle a toujours adoré la lecture la blonde, la littérature moldus qui l'a bercé durant toute son enfance. Elle les collectionne ces précieux livres, elle rêve de ces histoires envoûtantes, de ces plumes enchanteresses, de ces personnages marquants. De d'Artagnan à Elizabeth Bennet, de Shakespeare à Stendhal, ces simples noms attirent son attention, animent ses passions.

II • Ce don pour la musique qui lui brûle les doigts, ce don qui la berce depuis toute petite. Ce violon et ce piano qui deviennent enchanteurs lorsqu'elle les dompte, lorsqu'elle les fait devenir divins. Cette voix qui capte et qui séduit les esprits, cet héritage éternel qui se lit dans son sang se mêlant aux sons mélodieux de ces instruments.  

III • Code génétique morcelé, sang si particulier. Fierté qui se dessine délicatement sur ses lippes. Le sang sorcier déjà mêlé du père qui se lie à celui de la divine créature, à celui de la sublime vélane qui enchante les cœurs. Union explosive, union destructrice, union synonyme de passion, symbole de destructions qui dans ses restes, qui dans ses cendres, donne naissance à ces deux enfants maudits, à ces deux restes consumés, ces deux jumeaux qui ne sont plus que des symboles du passé, des êtres gênants que l'on aurait voulu ne jamais voir exister.

IV • Pouvoir qui se décime, baguette détruite, ne reste plus que ce morceau de bois dont elle a dépossédée son ancien propriétaire. Désormais le mélèze lui brûle les doigts, elle sent l'accromentula la punir pour son crime, jamais cette baguette ne lui obéira, jamais le bien ne sortira de ce bien dérobé . Seulement une série de catastrophe qui s'accomplissent chaque fois qu'elle tente d'utiliser sa si précieuse magie.

V • C'est dans le monde méconnu, c'est dans l'antre des ennemis qu' elle a grandit la divine erreur. Orphelinat moldu qui accueille la princesse perdue, un monde sans aucune magie qui voit souffrir cette reine déchue, qui la voit rire à travers ses larmes, qui la voit grandir dans l'incompréhension la plus totale. Loin de la seconde partie de son âme, si loin de ce frère qui sera rayé de sa si triste enfance.
— Mauréna
  quel âge avez-vous ? 19 ans comment avez-vous découvert le forum ? PRD, via le scénario de Silde que pensez-vous du forum ? Je l'aime d'amour Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues 3339331829 avez-vous des questions ? nope Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues 570366512 un dernier mot ? Bisous Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues 1099999090 voulez-vous être parrainé(e) ? ≈ non:ron :
  — personnage inventé [x] ; scénario d'un membre [] ; personnage de la saga [] ; personnage prédéfini []
©️ VIPERA EVANESCA 2016

 



Dernière édition par Marguerite Berlioz le Sam 30 Juil - 17:11, édité 11 fois
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Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues Vide
MessageSujet: Re: Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues EmptyDim 24 Juil - 19:43


The Beauty and the Beast

Marguerite elle est belle comme un accident d'bagnole.

• Quand j'ai vu Marguerite, j'me suis dis quel prénom étrange•



21 octobre 1972

Elle a mal la vélane, elle souffre la femme désillusionnée, elle a le cœur brisée la future mère qui lutte pour sauver sa vie et offrir la sienne à son enfant. Elle veut abandonner Madeleine, elle veut tout lâcher, elle veut tout arrêter, elle prie pour pouvoir revenir en arrière. Mais elle ne peut pas, condamner à devoir continuer, obliger de ne rien lâcher, contrainte d'accepter cette souffrance. Elle l'aimait cet homme, elle l'aimait tellement, elle l'aime toujours, à en perdre la raison, à en devenir folle. Amour unique de la vélane, seul homme destiné à toucher son âme, à voler son cœur. Homme qui n'aimait que son faciès au goût de paradis, homme qui n'appréciait que la douceur de ses courbes enchanteresses. Traître qui a brisé son cœur, traître qui l'a abandonné lorsqu'il a entendu un autre cœur battre la chamade au creux de se ventre arrondis par la maternité, traître qui l'a laissé sans rien après lui avoir tant promis, traître assoiffé de luxure qui est retourné courir après les maîtresses, traître qui a retrouvé sa véritable femme.
Et la voilà ici la jolie Madeleine, la voilà là, dans ce refuge miteux des Highland, dans ce village perdue en plein cœur de la forêt. Elle s'impatiente la sage femme, elle crie la vieille femme, elle la pousse à redoubler ses efforts la désagréable cracmolle. Et c'est dans la crasse, c'est dans la noirceur de ce jour d'automne qu'il naît ce garçon. Samaël. Garçon plein de vie, enfant qui hurle pour la première fois à la lune alors qu'il quitte le ventre protecteur de sa mère. Elle revit un peu la blonde, elle sent son cœur douloureux se remettre à battre doucement. Mais elle a mal, la douleur est là, toujours aussi brûlante, toujours aussi vivace. « Il y en a un second. » La panique l'éprend et pourtant le travail et la souffrance continue, elle crie, elle pleure avant qu'un nouveau cri ne vienne emplir la pièce. Elle est là sa perle, elle est naît sa véritable héritière, petite princesse roturière, petit diamant de son existence. Sa petite Marguerite. Alors elle les sert ses jumeaux, ses deux parties d'une seule et même âme, ses deux enfants qui déjà attrapent la main de l'autre, qui s'offrent leur premier regard, qui sont désormais liés à tout jamais. Elle renaît la vélane, elle est mère désormais la créature de beauté.

• Quand j'ai vu Marguerite j'me suis dit elle sort d'où celle-la puis c'est quoi c'prénom à la con sorti du fond d'un autre temps •



24 décembre 1972

Elle court, elle fuit, elle s'échappe la beauté ensanglantée. La mort arrive, la mort la poursuit, la mort la veut au creux de ses doigts. Elle sent son heure arriver, elle voit sa fin s'approcher. Pourtant elle lutte la blonde, elle fait ce qu'elle peut la française, elle protège sa princesse, elle protège son unique amour. Son enfant qui s'agite dans ses bras, cette petite Marguerite qui ne comprend rien, qui tente d'attraper les mèches d'or de sa mère. Il n'est plus là son frère, il ne sera plus jamais là son jumeau, elle l'a perdu son âme sœur. Dérobé, envolé, attrapé par ce père assoiffé de pouvoir bien décidé à asseoir son empire. Il voulait un fils, désormais il l'a. Il ne voulait pas d'une fille, désormais il fait tout ce qu'il peut pour la retrouver et s'en débarrasser. La peur agite le cœur mourant de cette maman. Une quinte de toux la fait trembler alors qu'elle quitte enfin la dangereuse forêt, le sang s'enfuit d'entre ses lippes pour colorer l'étendue enneigée, le carmin qui se mêle à l’albâtre. Les cloches de l'église accompagne sa folle fuite, les odeurs délicieuses s'échappent des cheminées, le bonheur étreint ce petit village des Highland. Noël agite les habitants, ces moldus dénués de tout pouvoirs magiques, ces gens chez qui elle va laisser son bien le plus précieux, chez qui elle va abandonner une part d'elle. Les larmes silencieuses glissent sur ses joues pâles, ce n'est pas la douleur de ce sang qu'elle perd et qui colore le tissus recouvrant son ventre. Il a réussit son coups l'animal, la bête a réussit à la tuer, cet homme qu'elle a tant aimé qui a enfoncé cette lame ayant baignée dans le poison dans ce ventre qui a porté ses deux enfants, dans cette peau qu'il a tant de fois caressée. Pour se débarrasser de cette ancienne amante bien trop gênante. Mais elle lui a glissé entre les doigts, emportant une partie de ce secret qu'il aimerait cacher. Maintenant elle est là, à frapper comme une damnée à la porte de cet orphelinat, à se casser les os de sa main contre cette porte de bois aussi glaçante que le tréfonds des enfers. Le temps passe, le temps s'écoule, toujours plus pressant, toujours plus dangereux. Et la porte s'ouvre enfin sur cette femme à l'air sévère, sur celle à qui elle n'a pas d'autre choix que celui de laisser son nourrisson. Elle la serre, elle l'étreint si fort, elle y met ces dernières forces alors qu'elle embrasse ce visage teinté d'innocence qu'elle ne reverra plus jamais. « Je t'aime Marguerite, je t'aime tellement ma petite Marguerite…. » Elle la confie, elle l'abandonne, elle achève le travail de son amour maudit. Et elle part, elle disparaît avec ses regrets, ses plaies qui ne guériront jamais. Sans ses bébés, sans ses si précieux enfants elle n'a plus rien. Alors elle pousse son dernier souffle de vie pathétiquement, dans la forêt écossaise à l'abri des regards. Elle s'éteint seule la vélane, sans personne, à l'ombre des grands arbres, le coeur en mille un morceau, sans entendre les cris, les pleurs, les appels de ses jumeaux qui souffre de son absence qui sera désormais éternelle.

• Moi mon cœur est chrysanthème et mon âme est triste. •



24 décembre 1976


Elle sait pas quand elle est née l'orpheline, elle sait pas quand sa mère absente lui a donné la vie. Alors depuis qu'elle est à l'orphelinat, c'est le jour de son abandon que l'on fête, c'est le jour où on l'a laissé sans rien, sans parents, sans un mot qui devient celui de son arrivée dans ce monde. Mais elle ne comprend pas la blondinette, elle si jeune la petite, si innocente et douce. Alors, elle accepte et ne dit rien, elle profite de ce jour censé lui être consacré. Seulement ici, personne ne fait vraiment attention à elle. Elle n'est rien d'autre que cette petite à la beauté déconcertante, presque inquiétante, qui se traîne dans des vêtements trouées et bien trop grands pour son petit corps. Cette candide princesse qui ne passe pas inaperçue et que pourtant on parvient facilement à mettre de côté, à oublier. Personne ne sait rien d'elle, rien à part son prénom tissé sur ses langes, ce patronyme venu d'ailleurs, venu de France et ce nom de famille que sa mère a soufflé rapidement avant de fuir sans se retourner. Alors c'est dans la plus grande indifférence que cette petite souffle sa quatrième bougie plantée maladroitement dans un morceau de cake aux fruits bien trop sec. Pourtant elle sourit, elle est contente de l'attention, alors qu'elle serre contre son cœur, le morceau de tissus sale et abîmée dont elle ne se sépare jamais. Ses langes, son seul souvenir de sa mère qu'elle n'a jamais voulu quitté. « Allez file maintenant ! » Elle relève son regard azur si pur, sur la femme qui ici fut la première à la tenir, à la recueillir, la directrice de l'orphelinat, toujours si fière, toujours si froide qui la congédie sans même un mot doux. Pourtant elle ne dit rien, elle ne pleure pas, elle la remercie simplement avant de filer. Les noëls à l'orphelinat sont toujours les mêmes, pas de dinde dorée, pas de bûches chocolatée, pas de cadeaux au papier brillant, non simplement un peu plus de viandes dans leurs assiettes, un peu de gâteau en dessert et beaucoup de prières.  Alors elle prie l'orpheline, elle serre maladroitement ses mains collé contre sa paillasse, les paupières fermées elle murmure toujours les mêmes mots. « S'il vous plaît offrez moi une maman et un papa. » Parce que c'est tout ce qu'elle veut, c'est tout ce qu'elle espère la gamine. Une famille.

• Quand j'ai vu Marguerite, Marguerite m'a dit " t'approche pas trop de moi " moi j'ai pas écouté tu vois •


15 avril 1980

« C'est toi qui a fait ça, c'est de ta faute tout ça ! Parce que t'es bizarre ! Espèce de saleté d'orpheline, même tes parents ont pas voulus de toi ! » Couperet blessant de ces mots d'enfants dénués de maturité qui viennent giflé le visage plein de douceur de la petite fleur. Son cœur saigne, son cœur souffre, elle a mal la petite, elle a tellement mal. Les larmes viennent baigner ses yeux, elles ne coulent pas, elles restent simplement là à faire briller l'éclat océan qui anime ses opalescences. Elle est seule dans la grande prairie derrière l'orphelinat face à cette bande de hyènes qui la surplombe. Elle la chétive petite beauté, recroquevillé face à ces cinq villageoises aux visages enfantins plein de colère. Elle aimerait parler, elle aimerait se défendre, expliquer qu'elle n'a rien fait, seulement les mots restent bloqués dans sa gorge, rien ne parvient à sortir, alors elle baisse les yeux sous les rires, elle serre les yeux pour ne pas fondre en larmes et elle garde contre sa poitrine ses si précieuses langes. Elle voudrait que ces pestes partent, qu'elles disparaissent, rentre dans leur si précieuse famille et la laisse seule. Parce que la petite anomalie est toujours toute seule, elle n'est que solitude depuis sa plus tendre enfance. Parce qu'elle est pas normale la gamine, elle le sait, parce qu'on lui a toujours dit. Elles sont furieuses les pestes, furieuses que les poupées avec lesquelles elles la narguaient se soient envolées, aient disparus dans la forêt emportée dans une soudaine bourrasque venue de nul part. Une magie qui s'agite dans ses veines, une magie dont elle n'a pas conscience, un flux dont elle ne sait rien. « Regardez moi ce bébé qui serre son chiffon... » Elles rient les hyènes, elles se moquent les pestes et elles lui arrachent son seul bien, elle lui retire d'entre ses mains, elles lisent cyniquement son patronyme cousus au fil dorée. Elle lui arrache, les monstres, elles le coupent en deux, elle sépare Marguerite de Berlioz, alors que la blonde pleure, qu'elle crie de voir la seule chose qu'elle possède lui filer entre les doigts. Elle voudrait rattraper les restes, mais elles sont malignes, elles sont mauvaises les cinq petits monstres. « Laissez la tranquille ! » La voix est sans appel, alors que la reine des abeilles cesse de rire en voyant son aîné débarquer, en le voyant récupérer le tissus d'entre ses doigts. « Mais…. » Elle sèche ses larmes Marguerite, soufflant un rapide merci alors que le garçon lui rend son bien en deux morceaux. Elles fuient les gamines, elles la laissent enfin tranquille alors que ses sanglots s'apaisent. Jamais elle ne comprendra que l'on puisse être aussi méchant gratuitement, elle qui n'est que douceur et gentillesse. Le garçon reste, il se baisse, il reste près d'elle, il s'assoit dans l'herbe à ses côtés avant de souffler. « Alexander Stuart. » Il est souriant le gamin alors qu'il tend sa main vers la petite blonde. Elle relève son regard étonné, presque apeuré vers lui avant de souffler. « T'approches pas trop de moi, je suis pas normale moi tu vois... » Il laisse échapper un rire avant de s'allonger dans l'herbe recouverte par les fleurs printanières. « Je les écoute pas, je m'en fiche que tu viennes de l'orphelinat moi. Ils sont jaloux. » Elle essuie ses joues encore trempées avant de lui lancer un regard d'incompréhension, se laissant tomber près de lui. « Pourquoi ils seraient jaloux ? » Il tourne son visage vers elle, ce sourire toujours greffé sur son faciès. « Parce que t'es la plus jolie du village. » Elle rougit la vélane, elle rougit la gamine alors qu'elle détourne le regard ne sachant que dire. C'est tellement rare que l'on soit gentil avec elle… « Alors amis ? » Il affronte son regard l'enfant il attend sa réponse alors qu'elle finit par souffler le cœur se remplissant d'une joie qu'elle n'a jamais connue avant. « Amis. » Elle dépose un rapide baiser sur sa joue, sa peine ayant totalement disparue, rougissant sûrement autant que le jeune Alexander.

• C'est la luciole au fond des nuits, c'est comme rouler sans le permis •



10 juillet 1984

Une année qu'elle ne le voit plus que brièvement pendant ses vacances, il lui manque le garçon, elle meurt sans sa présence, elle brille moins face à son absence. Lui qui a fuit loin d'elle, dans cet internat anglais, bien trop des Highlands. Alors elle a reprit sa vie de solitaire, elle a recommencé à errer seule, mais elle s'y habitue, elle se forge la blonde, elle ignore la sage princesse. Seulement voilà quelques jours qu'il est rentré, une semaine qu'elle compte les minutes, qu'elle sent chaque secondes s'écouler bien trop lentement. Aujourd'hui elle le revoit enfin, aujourd'hui son cœur va enfin battre de nouveau. Il est là. Mais ce n'est pas elle qui franchit la porte miteuse de la chambre qu'elle partage avec tant d'autres enfants, non c'est ce vieil homme au regard bleuté, à la barbe argenté, à l'aura puissante qui l'a fait reculé. Elle l'observe, elle le toise, elle ne sait pas quoi dire la gamine, abandonnée, seule, dans la chambre. « Bonjour Marguerite. » Il est amusé le vieil homme, alors qu'elle le salue brièvement et timidement, ses mains se joignant dans son dos, jouant avec ses cheveux tressés. Elle est si jolie la gamine. « Tu es le portrait de ta mère. » Des mots qui suffisent à capter l'entièreté de son intérêt, à la faire s'approcher de cet homme qu'elle ne connaît pas. « Vous savez qui est ma mère ? » Question qui brûle les lèvres de plus d'un enfant avec qui elle partage sa vie à l'orphelinat, question qu'elle s'est toujours posé sans jamais en trouver la réponse. «  Il se pourrait bien que oui, mais avant cela laisse moi me présenter jeune fille. Je suis Albus Dumbledore. » Un nom que jamais elle n'a entendu, un étranger, un homme qu'elle n'a jamais vu fouler le village dans lequel elle vit. Elle ne fuit pas la gamine, malgré sa timidité elle reste, les questions lui brûlent les lèvres. Et dans la chaleur d'avril le voile d'incompréhension qui a assombrit son enfance se lève, les réponses surviennent, s'entrechoquent dans son esprit, alors que des mots qu'elle n'a jamais entendus viennent se glisser dans son vocabulaire. Sorcière. Vélane. Moldus. Poudlard. Elle ne dit rien, elle ne le croit pas, elle ne peut y croire. Pourtant il lui prouve, il lui démontre. Elle garde le silence, elle recule, elle a peur. Jusqu'à ce qu'il ne sorte ce morceau de papier glacé, ce morceau d'elle, cette photo de sa mère, beauté troublante à qui elle ressemble tellement. Mère décédée,mère qu'elle ne reverra plus jamais. Et ce père et se frère encore vivant, encore présent, que jamais elle n'a vu et qui pourtant sont bien là. Ce jumeau dont elle a été séparé, durant un si lointain Noël. Tant de questions qui lui brûlent encore les lèvres et pourtant tant de secrets que le vieux sorcier tiens encore à garder.  L'anomalie a trouvé sa patrie, l'anomalie revit.

• C'est comme un parfum de nocturnes qui auraient l'goût des levers du jour, parce qu'elle elle dit jamais " je t'aime " •


1 septembre 1984

Elle s'avance la boule au ventre la jeune écolière, tant de bouleversement dans sa vie, tant de changements qui l'étreignent depuis ce fameux jour de juillet. Elle sorcière, elle créature de beauté, elle qui possède un fidèle morceau de noyer capable d'accomplir des miracles. Alors elle marche, elle pousse sa mâle de cuir la louve solitaire qui baisse les yeux devant les regard insistants, qui se concentre sur son chaton endormis, sur sa petite boule de poils qui lui appartient. Elle finit par monter dans la locomotive carmin, la peur et l'excitation au ventre, sa robe moldu encore sur le dos alors qu'elle se cherche une place dans ce tout nouveau monde. C'est là qu'elle tombe sur lui, que son regard croise le sien, que la stupeur s'éprend de son visage, que leurs prénoms fusent d'entre leurs lippes, que le parfum de la trahison la gifle. Alexander. Il est là, le prince est parfaitement à l'aise. Lui qui a grandit à ses côtés, lui censé étudier dans un internat anglais. Il est là, il est sorcier, il est pourvu de pouvoirs mais surtout il lui a mentit. Elle recule, elle sent l'air quitter ses poumons, mais elle ne peut pas fuir bien loin la vélane, alors elle finit par accepter de l'écouter, elle entend les mots qu'il débite à toute vitesse, les promesses qu'il recommence à murmurer, les excuses qu'il ne cesse de lui répéter. Lui son ami de toujours, son repère, son protecteur qui de nouveau croise sa route. Elle est incapable de rester en colère la blonde, elle est incapable d'en vouloir à qui que ce soit la fleur. Alors elle lui pardonne, alors elle avoue à son tour ses mensonges, alors elle se confie enfin, alors enfin à se sent en sécurité à ses côtés.
Elle découvre sa nouvelle maison, sa première maison. Elle est jolie la marguerite, c'est sûrement la plus jolie de l'assemblée la blonde qui attise déjà la jalousie. Mais elle n'a d'yeux que pour un seul garçon qui se détache dans la foule, que pour ce blond qui croise son regard, qui se décompose face à la jeune fille. Celui qui partage son âme, celui qui partage son sang, celui qu'elle n'a pas vu depuis bien trop longtemps, celui qui ne partage pas son nom et qui s'enfuit encore loin d'elle, qui l'ignore au profit des serpents lorsqu'elle rejoint les aigles. Il ne veut pas d'elle. Comme sa mère, comme son père, le jumeau rejette l'anomalie. Son coeur se brise, son coeur se fend.  

• Parce que sans équivoque aucune, la liberté au bout des doigts, entre le marteau et l'enclume  •



15 septembre 1984

Elle découvre, elle marche, elle se perd dans ce château abritant tant de secrets. « Berlioz. » Nom qui résonne dans le couloir vide, nom dont elle sait qu'elle l'a hérité de sa mère, nom que la douce Madeleine portait avant elle. Elle se retourne la jeune enfant pour tomber sur son reflet, sur son frère dont les traits si semblables aux siens attisent la curiosité des autres élèves. Lui n'est pas un Berlioz. Non le grand Samaël est un Hamilton, un héritier d'une puissante famille de sang mêlé, un fils unique. Certainement pas un enfant abandonné, un orphelin ayant grandit sans le sous chez les moldus. Il a la magie dans la peau, lui a l'impression de connaître toute sa vie. Pourtant tout lui échappe devant cette beauté blonde qui partage son code génétique, auprès de qu'il se sent entier, en paix, bien… Il a peur, il a tellement peur l'enfant. « Tu n'es pas ma sœur. » Tant de mensonges qui se dessinent, tant de questions qui trouvent des réponses. Cette mère qui l'a toujours détesté, à qu'il n'a jamais ressemblé, qui n'était en fait pas la sienne… Mais il ne veut pas y croire… C'est bien trop gros, bien trop dure. Ces mots blessent et entravent sa douce sœur. Lui qui n'est qu'obscurité face à ce petit halo de lumière. « Tu te mens à toi même. » Elle ose la blonde, elle ose murmurer ces mots. Elle a toujours rêvé d'une famille et le voilà ce frère venu de nul part, celui qui a eut la chance d'avoir leur près de lui, alors qu'elle...n'a jamais eu personne. Leurs opalescences se croisent, les mêmes. Elle est troublée la blonde, elle est tellement troublé, elle ne sait que dire la jolie alors elle souffle ces derniers mots bourrés d'espoir. « Laisse moi une chance...On est pareil. » Mais elle ment, elle est un soleil, lorsqu'il n'est qu'une lune éteinte, pourtant l'ange s'attache et se lie au démon. Pourtant elle l'aime sans le connaître.


• Quand j'ai vu Marguerite, ça m'a fait comme un bras d'honneur •


2 juillet 1985


Le train qui s'arrête, les élèves qui fuient les wagons, les cris de joies des enfants retrouvant leurs parents. La peine qui étreint la petite, elle ne voulait pas partir, elle ne voulait pas quitter sa seule véritable maison. Pourtant rapidement elle est mené à l'extérieur, elle la serre fort la main de son frère, elle la serre comme si sa vie en dépendait, son coeur se serre. Elle ne veut pas le quitter ce si précieux âme sœur et pourtant elle va être obligé de le faire, elle va se voir contrainte de lui dire au revoir. Encore. « Samaël. » Cette voix qui lui donne des frissons, cette voix que jamais elle n'a entendu, si grave, si masculine alors qu'elle relève les yeux vers cet homme avec qui elle partage un air. La stupeur se lit sur leur faciès. « Marguerite... » L'espoir d'avoir enfin une famille s'empare enfin d'elle, l' envie de se lier à cette homme qui n'a jamais voulus d'elle l'emporte. « N'importune plus mon fils. » L'homme n'est que glace, le monstre a donné la vie à l'ange. Cette princesse symbole de tant d'erreurs, si semblable à celle à qu'il a ôté la vie, le portrait de celle qui la hante depuis plus de douze ans... Et il part, il disparaît, il emporte encore une fois ce jumeau qu'elle aime tant. Et de nouveau la jeune vélane finit seule. Enfant solitaire sans attache, le coeur aimant le néant.

• J'en ferais bien ma religion, j'en ferais bien mon horizon, c'est sûr que j'peux mourir demain, tant qu'elle m'habite entre ses reins  •


24 décembre 1989

Un nouvelle année qui s'ajoute dans le sablier de sa vie. Mais elle est encore jeune et innocente, elle est encore si pure et dans la fleur de l'âge la vélane. Un réveillon au goût d'anniversaire. Et ils sont là, loin de Poudlard, caché des regards, à l'ombre des arbres de la forêt interdite. Ils se murmurent milles et unes promesses comme ils l'ont toujours fait. Alexander. Il sera toujours là, il achève de prouver ses mots avec un présent, un collier qu'il passe autour de son cou au port si princier. L'enfant est devenue créature divine, l'enfant se transforme en femme fatale, la créature fait succomber les hommes. Il est jaloux celui qui se positionne tel un frère, tel un meilleur ami, tel un protecteur. Les sentiments innocents des enfants se muent, se transforment dans leur adolescence, ils grandissent, ils mûrissent et l'amour fraternel devient amour passionnel. Leurs doigts se lient, leur insouciance les fait sourire alors qu'ils profitent de cet instant juste tout les deux. Leurs mots se mêlent, leurs rires fusionnent, leurs lèvres finissent par s'effleurer, par se toucher, par bouger en concert, par s'aimer. Le baiser les embrase, le baiser les réchauffe malgré la fraîcheur de l'hiver. L'envie balaie la maladresse. « Ne m'abandonne pas. » Elle souffle, presque désespérée, jamais elle ne pourrait s'en remettre, jamais elle ne le supporterait… Trop de gens qui l'ont quitté, lui est son pilier, lui est sa colonne vertébrale depuis déjà tant d'années… « Jamais. Je te le promets. » Nouvelle promesse au parfum d'éternité qui vient se lier aux autres.

• Marguerite elle a l'goût d'la mer, elle a la fraîcheur des rivières, elle a l'ivresse de la vodka, la folie de la tequila •



15 août 1990

La vérité qui fait trembler son corps, la vérité qui embrase son esprit, la vérité inscrite sur cette lettre vieille de presque dix huit ans… Les derniers mots de sa mère inscrite sur le vieux parchemins, les mots qu'elle hérite tant de temps après… Les raisons de sa mort, les raisons de son abandon, les raisons de sa séparation… Tout se dessine, tout prend un sens, tout n'est plus que noirceur et colère… Elle est choquée la blonde, elle veut en parler la vélane, elle veut le soutient de son frère, l'un des derniers à être encore là… Mais il ne veut rien entendre le fier héritier, il ne la croit pas le sorcier, il la chasse le jumeau, il la renie, il l'envoie loin… Il lui brise le cœur… Alors elle fuit, elle prend ce qu'il lui reste et elle disparaît… Celle qui a toujours rêvé d'avoir l’entièreté de son identité, la voit se voiler, la voit s'envoler. Sa vie n'est plus qu'un amas de morceaux brisés. Elle souffre la jeune, alors qu'elle part loin… Elle n'a pas de famille, plus d'école, plus d'orphelinat… Le monde qui s'ouvre face à elle n'a jamais parus si sombre.

•Elle est tout c'qu'on veut qu'elle soit, tous les possibles au bout des doigt. Elle t'emmène d'l'autre côté d'la Terre juste quand elle ouvre les paupières. •



7 novembre 1994

Debout face au miroir, debout face à son reflet elle tangue la princesse déchue, elle se noie dans sa peine la marguerite. Faciès dominé par le rêve, épris par la tristesse, alors que des perles salées, des brisures de diamants s'échappent de ses yeux, dévalent sa peau, s'échouent sur le sol. Elle est si belle la catin, elle est si parfaite la fille de joie. Elle n'est que ce physique attrayant qui fait les affaires de la couronne brisée. Qu'elle est jolie la fleur, bien trop belle pour être réelle. C'est à cause de cela qu'elle est là, c'est à cause de ce don au goût de malédiction que chaque soir elle vend son âme, que chaque nuit elle dit adieu à sa candeur, à sa vertu, qu'elle se laisse aller dans les bras de ces hommes qui n'ont ni foi, ni lois. Elle a toujours été différente la gamine, elle a toujours été à part. Cette fille que ses comparses féminines regardent avec l’œil noir teinté de jalousie. Cette jeune femme que les hommes voient comme un objet que l'on voudrait muet. Même sa tristesse devient charmante, même sa peine est attrayante. Pourtant on l’abîmé la poupée, on la brise la petite, elle porte ces ecchymoses au parfum d'enfer sur la peau, cette démonstration d'affection que les monstres lui offrent. Douce princesse qui voudrait se défaire de cette malédiction, de ce gène qui brûle ses veines, qui consume sa vie, qui n'est que malheur heures après heures.
Elle entend la porte s'ouvrir, ce même grincement qui parvient toujours à la faire frémir, ce même bruit annonciateur de tant d'horreur. Elle a peur, elle a tellement peur. Pourtant, lentement, d'un geste tremblant qu'elle aurait tant voulus assuré, elle efface les traces de sa faiblesse. Marguerite est plus forte que cela, du moins c'est ce qu'elle voudrait, c'est ce qu'elle se dit depuis sa plus tendre enfance. Après le grincement de la porte, vient le craquement du parquet, les lattes qui annoncent le pire. Ses yeux se ferment, ses dents se serrent, son corps se tend. Elle agit mal, elle finira par le payer, elle finira par être punie la pauvre chose, pourtant elle ne peut s'empêcher de réagir de cette manière, de sentir un profond dégoût l'envahir. Malgré les mois elle ne s'y fait pas, malgré le temps elle n'arrivera jamais à s'y faire. La main de l'homme trace une ligne imaginaire sur la peau nue de son dos, elle frisonne, elle étouffe, elle se meurt encore et encore. Il ignore ses réactions, il n'est que possédé par cette parfaite beauté, par cette chevelure semblable à de l'or fondu dans laquelle ses doigts jouent, ses doigts se perdent. Ces cheveux symbole par excellence de son ascendance, de la famille dont elle vient, de ces vélanes qui ont tant marqués sa génétique. La vélane n'est plus qu'un objet entre les mains de cette animal qui la serre contre elle. Elle pourrait faire ce qu'elle veut de lui, elle pourrait tenter de le charmer, se servir de son don pour l'amadouer. Il ne pourrait lui résister, il ne pourrait que se damner pour la prisonnière. Mais elle est bien trop douce, bien trop effrayée pour cela. Alors à la place, elle se laisse aller, elle se plonge un peu plus dans son propre cauchemar alors que ses opalescences s'ouvrent une nouvelle fois sur le miroir. Son regard vide rougit qui se glisse sur la silhouette masculine, qui croise son regard lubrique. La fille de joie entre les bras de son client. « Ce soir tu n'es qu'à moi. » Des mots qu'il lui a déjà tant de fois répété, des mots qu'elle hait, des mots qui la hanteront toute sa misérable vie.
 
© VIPERA EVANESCA 2016



Dernière édition par Marguerite Berlioz le Sam 30 Juil - 21:59, édité 17 fois
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Rhea Nott
Rhea Nott
SPELLS : 1490
IDENTITY : ultraviolences (bé)
FACE & CREDITS : zoey ; les roses noires (av)
MULTINICKS : cassandre ; isla ; riley
Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues Tumblr_mn3y9tNUmR1rjxbmho1_500
AGE : twenty-one used pages.
BLOOD STATUS : royal purity.
CIVIL STATUS : lonely at nightfall. engaged against her will to a strugatsky.
JOB : journalist at the pimentine.
HOGWARTS HOUSE : the snakes.
MAGIC WAND : cut in ivywood, in her heart, a siren-shell. it measures twenty centimeters and is predisposed to informal spells.
PATRONUS CHARM : lioness, her true identity.
SPECIAL CAPACITY : none.
MARAUDER'S MAP : nott's manor
POINTS RP : 2464

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : oui, uniquement les dialogues pour commencer
COLOR OF MY LIFE : #572217
INTO THE MAGIC BAG AGO :

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MessageSujet: Re: Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues EmptyDim 24 Juil - 20:01

blake Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues 3738935204
rebienvenuuuue Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues 1099999090
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MessageSujet: Re: Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues EmptyDim 24 Juil - 20:53

Le titre je fonds Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues 2475960981 Trop hâte de voir ce que tu nous réserves avec ce perso Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues 3136894671
Rebienvenue Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues 2161906259
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MessageSujet: Re: Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues EmptyDim 24 Juil - 21:04

blake Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues 2475960981
rebienvenue sur le forum et bon courage pour ta fiche I love you
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MessageSujet: Re: Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues EmptyDim 24 Juil - 21:06

Merci tout le monde ! Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues 3339331829

Saez Silas, the God Saez Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues 2791278509 Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues 1099999090
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MessageSujet: Re: Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues EmptyDim 24 Juil - 21:06

rebienvenue. I love you blake, semi velane. Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues 3738935204 super choix. I love you
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MessageSujet: Re: Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues EmptyDim 24 Juil - 21:36

rebienvenue jolie demoiselle Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues 2414966465
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MessageSujet: Re: Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues EmptyDim 24 Juil - 21:37

re bienvenue avec la jolie blake Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues 3516039034
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MessageSujet: Re: Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues EmptyDim 24 Juil - 22:23

Merci tout le monde Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues 3339331829
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Narcissa Malfoy
Narcissa Malfoy
SPELLS : 2051
IDENTITY : laufeyson ou tia.
FACE & CREDITS : katheryn winnick, by chloé love. pic gif by tumblr. signature sandy babe.
MULTINICKS : nest le chelou & az la guerrière.
Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues Tumblr_orv1bqL7Xo1u5j98uo6_250
AGE : quarante-trois ans qu'elle honore le monde sorcier de sa présence, un peu moins depuis qu'elle foule le sol de son port altier. encore dans la fleur de l'âge selon les critères sorciers, même si elle doute de parvenir au centenaire.
BLOOD STATUS : celui des black, celui qui lui a permis de se marier à un malfoy, soit le plus pur possible.
CIVIL STATUS : mariée depuis des décennies, amoureuse comme au premier jour, désespérée de retrouver l'homme qu'elle aimait, et non pas ce fantôme de lui-même. dix-sept ans qu'elle est mère, dévouée à son fils, prête à tout pour lui, chérissant le moindre de ses sourires.
JOB : mother. warrior queen. healer. protector.
HOGWARTS HOUSE : une black, future malfoy, ne pouvait être qu'un serpent. une vipère aux écailles argentées.
MAGIC WAND : depuis qu'elle a offert sa baguette originelle à son fils, elle utilise une baguette volée à un prisonnier par sa soeur. narcissa ignore de quoi elle est faite (en réalité de noyer avec un poil de centaure), mais elle mesure 23 centimètres et répond bien aux sorts de soin.
PATRONUS CHARM : étonnamment, elle est encore capable d'en produire un. et quand elle le fait, c'est une araignée qui apparaît, reflet du dévouement envers sa famille.
MARAUDER'S MAP : le plus souvent au manoir malfoy.
POINTS RP : 4012

LA MALLE DU SORCIER
RP BILINGUE : oui, uniquement les paroles.
COLOR OF MY LIFE : #9c0909
INTO THE MAGIC BAG AGO :

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MessageSujet: Re: Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues EmptyLun 25 Juil - 15:15

rebienvenue, t'es trop belle Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues 2161906259
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MessageSujet: Re: Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues EmptyLun 25 Juil - 15:25

une autre belle française. Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues 3339331829
(re)bienvenue sur le forum.

puis bon jeu. blake est sublime au passage. Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues 3738935204
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MessageSujet: Re: Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues EmptyLun 25 Juil - 19:19

rebienvenue parmi nous I love you
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MessageSujet: Re: Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues EmptyLun 25 Juil - 21:11

quel avatar Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues 1634675576 rebienvenue ici, courage pour cette nouvelle fiche I love you
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Nathanaël Dolohov
Nathanaël Dolohov
SPELLS : 1766
IDENTITY : .wings (laurie)
FACE & CREDITS : bederov - american heist. (av), ceriztoxic (sign)
MULTINICKS : astrée, la rousse vierge.
Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues LRglebbD
AGE : vingt-cinq années de calvaires
BLOOD STATUS : un sang qui fait parler, un sang auquel personne ne peut réellement faire confiance, sang-mêlé, double tranchant
CIVIL STATUS : aelys yaxley, la seule et l'unique, the true love.
JOB : serveur à la couronne brisée, pas le job rêvé mais on fait ce qu'on peut
HOGWARTS HOUSE : vêtu de vert et d'argent, de glace et de sournoiserie. slytherin jusqu'au bout, preuve de sa folie.
MAGIC WAND : taillée dans un bois de sycomore, au cœur de dard de billywig, mesurant vingt-sept centimètres, prédisposée aux maléfices.
PATRONUS CHARM : l'impossibilité d'en faire apparaitre un, juste l’esquisse d'un corbeau amer.
SPECIAL CAPACITY : aucune, a part d'être exactement comme la plupart des sorciers
MARAUDER'S MAP : un peu partout et nuls part à la fois
POINTS RP : 1565

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MessageSujet: Re: Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues EmptyMar 26 Juil - 15:11

Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues 570366512 Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues 570366512 Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues 4112458882 Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues 4112458882 Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues 4018189435 Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre, c'est mes coups d'blues 4018189435
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